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Comment choisir la race de son chat ?

Si vous avez décidé d'accueillir un chat, vous êtes entre de bonnes mains. Nous avons condensé toutes les informations clés afin de faire un choix réfléchi. Voici donc notre guide complet pour choisir la race de votre chat.

Chatons de race

Temps de lecture : 22 minutes

Avec près de 63 millions d’animaux de compagnie (enquête FACCO/TNS SOFRES) dans nos maisons, ce n’est pas moins d’un foyer français sur deux qui possède un animal de compagnie. Les chats y sont très largement représentés, ils sont 13,5 millions d’individus, loin devant les chiens qui ne sont que 7,3 millions.

Il y a deux sortes de futurs propriétaires de chats : ceux qui choisissent le premier chaton trouvé dans le voisinage, chez des amis ou encore sur Internet, et ceux qui choisissent un chat de race. Pour ces derniers, les critères de choix sont multiples. En premier lieu, c’est une affaire de goûts, le plus souvent une préférence pour un certain type de chats. Car avouons-le, la plupart d’entre nous se renseigne sur le caractère d’un chat bien après avoir craqué pour une race en particulier.

Pourtant le caractère d’un chat a son importance. Il détermine le comportement d’un chat mais également sa capacité à vivre en appartement ou en maison, son appétence à la cohabitation animale ou bien encore son espièglerie et sa patience propres à lui faire aimer la vie avec des enfants. Et c’est ainsi que l’on se retrouve avec un chat de race qui nous ressemble et avec qui il fait bon vivre.

Comment choisir son chat ?
Serge Belais, vétérinaire, vous offre un regard professionnel sur le choix de votre futur chat et retrace pour vous tous les avantages à vivre avec un chat.

Histoire de chat

Statuette d’Egypte Antique représentant un chat

Si les chats ont incontestablement gagné le cœur des français et sont devenus des animaux de compagnie à part entière, ils ont traversé l’histoire et les siècles en étant à la fois craints et détestés, adorés et honorés, tantôt utiles, tantôt nuisibles. Lorsque le chat a été complètement “réhabilité”, il est passé d’un statut d’animal utile à un statut d’animal de compagnie autorisé à rentrer dans les maisons. Mais avant d’en arriver là, plus que n’importe quel autre animal, il a fallu qu’il fasse ses preuves.

Le chat dans l’Antiquité

En Égypte antique, le chat était un animal vénéré car symboliquement associé à la protection. D’abord, Alter ego du dieu Rê combattant farouchement le serpent Apophis, il est plus connu comme représentant Bastet, déesse égyptienne féline de la maternité et de la joie dans les foyers et également protectrice des femmes enceintes et des enfants. Le chat était déjà apprécié comme dératiseur hors pair, gardien des récoltes mais il était également un animal domestique aimé pour sa douceur.

Le chat a ensuite été introduit grâce à quelques spécimens en Grèce Antique où sa population a grandi rapidement. Les grecs appréciaient ses dons de protecteur de grenier mais le tolérait plus qu’ils ne l’aimaient ou le détestaient. Il semble que les grecs soient à l’origine des premiers commerces de chats avec les Romains et les Gaulois, contribuant ainsi à leur expansion dans les pays bordant la Méditerranée.

Ainsi, en Rome antique, le chat était apprécié comme animal de compagnie et toujours comme chasseur de rongeurs par le peuple mais également par les soldats romains. Il était d’ailleurs très bien vu dans la société romaine de posséder un chat.

De même que dans le monde musulman, d’innombrables récits lient le chat au prophète Mahomet, incitant les musulmans à veiller à leur bien-être et en bannissant toute maltraitance.

Le chat en Asie

En Asie, le chat fut introduit d’abord en Chine grâce au commerce avec l’Europe où il était échangé contre des soieries. On lui réservait un accueil chaleureux et on l’associait même à la symbolique de quiétude et de richesse familiale. Au contraire du Japon où il était tantôt considéré comme bénéfique, tantôt comme maléfique. Il n’y a qu’en Inde que le chat a retrouvé le même statut qu’en Egypte. Il y était adoré et a donné ses traits à la déesse de la fécondité Satî.

Le chat en Europe médiévale

Enfin, dans l’Europe moyenâgeuse, le chat apprécié en milieu rural pour les talents que nous lui connaissons, était pourtant mésestimé par les Irlandais, jugé créature du démon par l’église catholique, persécuté et sacrifié par l’Inquisition. Il fallut attendre le XVIe siècle pour que le chat soit réhabilité et de nouveau apprécié à sa juste valeur.

Le chat de nos jours

Le chat a ainsi traversé les périodes, inspirant des sentiments très opposés et si ses talents de chasseurs n’ont jamais été remis en cause, ils ne sont aujourd’hui plus un critère de choix. Une chose est sûre, il n’a jamais laissé indifférent. Pourtant, nul doute que le chat a retrouvé une place privilégiée dans les foyers.

Ainsi donc, de nos jours, nous choisissons le chat comme animal de compagnie plutôt que le chien ou vice versa, pour ses traits de caractères et pour sa beauté. Ce choix s’opère presque instinctivement. Une préférence marquée pour l’un, une défiance particulière pour l’autre. Cela peut être une habitude de vie comme le fait d’avoir grandi avec des chats ou d’avoir toujours vécu avec des chiens. Ou bien se traduire par l’envie de découvrir celui que l’on connait peu mais dont on apprécie les nombreuses qualités.

Quoiqu’il en soit, dès lors que le choix se porte sur le chat, de nombreuses questions demeurent : Quel chat choisir ? Choisir un chat de gouttière ou un chat de race ? Quelle race de chat choisir ? Existe-t-il des races de chats d'appartements, des races de chats de maison ? Peut-on trouver des races de chats affectueux, des races de chats de grande taille, des races de chats qui restent petits ? Quelles sont les races de chat sans poil, les races de chats rares ?

Choisir un chat de gouttière ou un chat de race ?

Chat de gouttière, à l’opposé du chat de race

Dans un premier temps, on peut penser que choisir entre un chat de gouttière et un chat de race est avant tout une affaire de goûts. Mais finalement pas seulement ! C’est tout autant une affaire de compatibilité de caractères. Et suivant le budget que l’on souhaite attribuer à l’adoption du futur animal de compagnie, cet argument peut aussi s’imposer.

Choisir un chat de gouttière

Il est tout à fait possible de recueillir un chat de gouttière sans aucune dépense (hors frais de vétérinaire), un chat gratuit pour ainsi dire. Ces chats de gouttière qui, par définition n’appartiennent à aucune race ne se monnayent pas ou très peu. En effet, de nombreux particuliers postent des annonces pour placer des chatons gratuitement contre “bons soins”, avec la mention “chaton à donner”, “chaton à adopter” ou “donne chaton” par exemple.

Dans ce cas, il ne sera alors imposé aucun frais en contrepartie. Ces particuliers ne sont pas des éleveurs. Bien souvent même, ils ne découvrent que tard que leur chatte est en gestation, voire ils sont mis devant le fait accompli lorsque leur chatte met bas. Lorsque la chatte aura élevé et socialisé ses chatons, lorsque ceux-ci seront en âge d’être indépendants, ils rejoindront leur famille d’accueil.

Choisir un chat de gouttière offre des avantages. Parmi ceux-ci, nous en parlions plus haut, le prix d’un chat qui est nettement moins élevé qu’un chat de race. Les chats de gouttière ont également la réputation d’être rustiques, robustes et dénués de tares génétiques (chose que l’on peut déplorer chez certains chats de races). Qui dit rustique et robuste ne veut pas dire dénué de beauté ou d’élégance.

D’ailleurs, les chats de gouttière ont la particularité de ne ressembler à aucun autre chat puisque, par définition ils n’appartiennent pas à une race de chats précise. Ils peuvent être de n’importe quelle morphologie, d’une apparence à l’opposé les uns des autres et de caractères totalement différents. Le chat de gouttière est synonyme de surprises !

Les “inconvénients” sont essentiellement liés au risque d’un déficit de socialisation, même si en règle générale il n’y a pas de soucis. Cet aléa est surtout vrai si le chat de gouttière a été élevé à la main (biberonné par un humain). Il n’aura pas appris les codes de fonctionnements félins enseignés par sa mère et n’aura donc pas été en contact avec ses congénères, ce qui peut poser problème quant à son comportement et son caractère. Il est également recommandé de faire pratiquer une sérologie FIV au chat de gouttière afin de vérifier qu’il n’est pas porteur du virus de l’immunodéficience féline.

Choisir un chat de race

Les races de chats sont nombreuses en France, 54 reconnues par le LOOF (Livre Officiel des Origines Félines). Le choix est donc vaste, mais certaines sont plus populaires que d’autres. Il y a donc une mode dans le monde des chats. Cette mode n’est pas décrétée à proprement parlé par des influenceurs, elle est établie implicitement par le nombre de naissances déclarées au LOOF.

Ainsi, la race rassemblant le plus de naissances dans une année monte sur la plus haute marche du podium. D’années en années, les unes s’élèvent dans le classement, les autres descendent. Nul doute qu’il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. A chacun son chat !

Pourtant, il convient de prendre conscience qu’acheter un chat de race peut représenter un budget conséquent contrairement au chat de gouttière. Le prix d’un chat peut aller du simple au double, voire plus. Et il est curieux de constater que l’aspect budgétaire tient compte d’au moins deux critères étonnement à l’opposé l’un de l’autre : la rareté de la race et la popularité de la race.

Et depuis quelques années déjà, les mêmes races de chats se partagent les trois premières places : le magnifique et grand Maine Coon qui conserve sa place sur la plus haute marche du podium et surtout dans le coeur de Français, et reste indétrônable pour la 8e année consécutive. Pas étonnant ! Avec sa silhouette imposante mais équilibrée, sa fourrure de poils mi-longs et soyeux, et son caractère particulièrement sociable, il a indéniablement tous les arguments pour plaire !

Le tranquille Sacré de Birmanie qui maintient sa 2e place dans le classement des chats préférés des Français depuis quelques années déjà. Il séduit beaucoup et le nombre de naissances est en constante évolution. Avec ses yeux d’un bleu infini, sa silhouette imposante mais élégante, le Sacré de Birmanie est également la douceur née, ce qui fait de lui un merveilleux animal de compagnie. Le Maine Coon et le Sacré de Birmanie sont des races de chats de grande taille.

Et le pétillant Bengal parfaitement reconnaissable avec son pelage aux allures de fauve, toujours à la 3e place dans le coeur des Français. Son corps athlétique et puissant qui lui fait préférer le grand air, son intelligence, son côté joueur et sociable font de lui un très bon animal de compagnie pour les enfants et les autres animaux.

Chat de race : comment choisir ?

Maine Coon, chat de race préféré des Français

Le choix est vaste car si le chat de gouttière englobe tout type de fourrures, de couleurs, de caractères, les chats de race ont leurs caractéristiques bien à eux : morphologie, apparence et caractère propres à la race. Une chose est sûre, il y en a pour tous les goûts, pour tous les caractères, pour tous les styles de vie et surtout pour toutes les bourses. Car il faut garder à l’esprit que le prix d’un chat de race peut s’envoler.

Les grands chats de races

Les races de chats à grande taille sont souvent des chats rustiques, musclés, taillés pour l’effort et le grand air. Au vu de leur grande taille, il convient tout de même de leur faire une place bien à eux dans le foyer, dans une maison si possible, même si certains d’entre eux apprécient vraiment la vie en appartement. Ces gabarits hors normes peuvent effrayer, pourtant leur caractère est plutôt à l’opposé de ce qu’ils paraissent. Ils sont sociables, affectueux, joueurs et le plus souvent placides.

Cette catégorie compte entre autres, l’affectueux et le très populaire Maine Coon, le très caractéristique Savannah, le doux et très affectueux Ragdoll, le beau et patient Sacré de Birmanie et le Norvégien, très tolérant et joueur.

Les races de chats qui restent petits

Les races de chats qui restent petits sont au chat ce que le teckel est aux chiens. Ils répondent un peu au fantasme du propriétaire de chat qui souhaite que son chaton ne grandisse jamais. Parmi eux, le Singapura ou le Munchkin.

Ce sont des races de chats qui restent petits. Même adultes, ils restent minuscules, mignons, affectueux. Pas évident de rester de marbre devant ces tout petits animaux de compagnie au poids plume. Aussi petits soient-ils, le Singapura et le Munchkin sont de vrais chats. Le Singapura est un fin chasseur et le Munchkin est vif et joueur, malgré leur toute petite taille.

Les chats bizarres

Les races de chats bizarres sont, pour la plupart, des chats à l’allure atypique. Ils sont adorés, parfois, pour la singularité de leur physique. Ils sont détestés, souvent, pour les mêmes raisons. Mais ils étonnent voire ils fascinent presque toujours. Et si l’on ne s’arrête pas à leur drôle d’allure, il n’est pas impossible de découvrir que les Sphynx, les Donskoy et les Peterbald sont finalement des chats vifs et intelligents, terriblement affectueux et captivants.

Attention cependant, même sans poils, ces chats de races ont besoin de soins réguliers. En effet, leur peau a tendance à transpirer et nécessite un bain hebdomadaire.

Les plus belles races de chats

La catégorie des plus beaux chats de race est très difficile à déterminer. La beauté est finalement très subjective. Si pour certains la fourrure est importante, d’autres s’attacheront à la couleur des yeux ou à l’allure générale du chat. D’aucuns s’arrêteront à la densité des poils ou encore au gabarit plus ou moins grand. Quoiqu’il en soit, il peut être convenu que les plus beaux chats de race sont aussi les chats les plus populaires à l’image du Maine Coon, du Sacré de Birmanie et du Bengal.

Pourtant, il faut reconnaître qu’aucun de ces trois chats de race ne ressemble à l’autre. Ils séduisent chacun avec leurs caractéristiques très différentes, il n’en reste pas moins que ce sont des magnifiques chats de race.

Les races de chats rares

Les races de chats rares ne sont pas forcément des chats bizarres. Dans rareté, on entend plutôt le nombres d’individus répertoriés. Ainsi, elles sont peu répandues car peu représentées. C’est un peu un cercle vicieux, ces races ne sont que très peu demandées, il y a donc peu d’éleveurs et par conséquent peu de naissances et ainsi de suite. Ce sont des races connues, pour la plupart, des initiés et/ou des amoureux de félins. Certains issus de croisements avec des espèces félines sauvages, peuvent dépasser allègrement les 15 kg, comme le chat Ashera.

Certains, à l’instar du Manx peuvent avoir des particularités génétiques liées à une reproduction consanguine. D’autres, comme le LaPerm encore ont la particularité d’avoir un pelage aux poils ondulés et soyeux qui invite irrésistiblement aux caresses. Mais tous ne sont malheureusement pas à portée de toutes les bourses et dans cette catégorie, le prix d’un chat peut être très onéreux.

Autant de races de chats aussi séduisantes les unes que les autres , même si ce n’est pas pour les mêmes raisons. Tout dépend de la représentation que l’on se fait d’un chat. Certains préfèreront les chats grands et robustes, avec une fourrure fournie et dense. D’autres opteront au contraire pour des chats sans poils, à l’allure indéniablement féline et élégante. D’autres encore seront attirés par la rareté et l’envie de faire découvrir une race méconnue.

Bref, toutes les envies, les motivations et les prétextes sont bons pourvu que le chat leur plaise ! Il reste une multitude de races de chats à découvrir, moins rares, moins bizarres peut-être mais en aucun cas moins intéressantes. Il convient maintenant de déterminer quelle race s’adaptera le plus au caractère, aux habitudes et aux choix de vie du propriétaire.

Race de chats conseillée en appartement ou en maison

Chat de maison

Le choix d’un chat de race se détermine aussi en fonction de l’habitat, plutôt citadin ou plutôt rural. Son futur foyer sera-t-il un appartement ou une maison ? Le chat pourra sortir ou vivra-t-il exclusivement en intérieur ? Comment choisir un chat d’appartement ou au contraire un chat de maison ? Partant de ces interrogations, il faut tenir compte également du caractère du chat.

En théorie, un chat aventurier, chasseur et attentif à la liberté préfèrera une vie en maison où il pourra sortir à sa guise, tandis qu’un chat paisible et casanier va s’adapter plus facilement à la vie en appartement. En théorie bien sûr car en vérité, le chat domestiqué a acquis la capacité de s’adapter plus en moins facilement.

Quelle race de chat choisir pour vivre en appartement ?

Au-delà du fait que certains chats ont un caractère calme et casanier et donc plus enclins à vivre en ville et à fortiori dans un appartement, on choisira prioritairement un chat qui accorde plus d’importance à sa relation avec les humains qu’à sa liberté.

En effet, certains chats de race sont très peu indépendants et n’ont pas un besoin essentiel de liberté pour être heureux. En revanche, ils ont un besoin vital de proximité avec leur maître. De ce fait, ils ne souffriront de ne pas sortir et vont facilement s’adapter à sa vie de chat d’appartement.

Le caractère plus ou moins bruyant du félin est un critère qu’il convient de prendre en compte également. Oui certains chats sont d’infatigables bavards, ils miaulent, ils vocalisent, ils roucoulent. Si ce n’est pas aussi gênant que les aboiements d’un chien, ce peut être gênant pour les voisins.

Sans oublier les mues qui ont lieu deux fois par an, alors il peut être préférable de privilégier les races à poils courts ou les races de chats qui ne perdent pas ou peu leurs poils pour ne pas se retrouver confronter à vivre avec l’aspirateur bien en vue dans le salon.

Cependant, même le plus paresseux et casanier des chats a besoin de jouer et de faire de l’exercice. Alors comment occuper un chat d’appartement ? Avec un arbre à chats et des jouets appropriés. C’est un facteur important autant pour l’équilibre physique que pour l’équilibre psychologique du chat. De même qu’une alimentation adaptée est de mise pour le chat d’appartement qui aura tendance à grossir s’il n’est pas suffisamment actif, à fortiori s’il est castré.

D’ailleurs, faut-il faire stériliser un chat d’appartement ? Si ce n’est évidemment pas obligatoire, cela peut être conseillé pour freiner les ardeurs du chat qui atteint la majorité sexuelle entre 5 et 8 mois et peut être tenté de marquer son territoire et de griffer les meubles.

Enfin, même si le chat d’appartement ne sort pas ou très peu, les vaccins doivent impérativement être à jour, et il ne faut pas négliger de lui administrer des antiparasitaires et antipuces pour son confort… et le vôtre.

Quel chat de maison choisir ?

A la campagne en revanche, le caractère du chat paraît moins déterminant. En effet, si le chat est d’un tempérament paresseux ou plutôt craintif face à l’extérieur, il aura tout le loisir de rester flemmarder en sécurité dans la maison. Et bien sûr, le choix d’un chat indépendant et solitaire ne posera aucun souci bien au contraire. A condition quand même qu’il ait la liberté de sortir quand il le désire grâce à une chatière par exemple. Il appréciera sortir et courir dans les grands espaces, siester dans les talus ou sous des tas de bois, chasser le mulot et toutes les autres bestioles qui lui passeront sous la patte.

Si le chat est bavard, il ne risquera pas d’importuner les voisins et si c’est une race à poils longs, l’aspirateur ne sera pas bien loin mais ses nombreuses sorties l’aideront à en éliminer un maximum lors des mues. Plus encore que le chat d’appartement, le chat de maison doit avoir des vaccins à jour, le vétérinaire est en mesure d’informer sur les vaccins nécessaires et incontournables du chat qui sort.

Mais en réalité, malgré les nombreux préjugés qui leur collent aux poils, les chats sont des animaux qui s’adaptent pourvu qu’ils se sentent bien dans leur habitat. Ainsi, un chat paisible, peu enclin à la liberté ne boudera probablement pas les promenades au grand air. Il sera probablement timide les premiers temps, mais finira par élargir son cercle au fur et à mesure de ses pérégrinations et risquera d’y prendre goût.

De même, un grand chat qui aurait pu être un bon chasseur en milieu rural saura s’adapter aux pièces d’un appartement si son bien-être n’est pas remis en question. En revanche, il n’est pas à exclure qu’il chasse un ou deux coussins du canapé, car l’instinct reste intact et puissant !

Les chats de race et la cohabitation animale

Cohabitation chien chat réussie

Le chat est réputé pour être un animal solitaire et indépendant, mais cela ne veut pas dire qu’il est incapable d’interagir. Depuis sa domestication, le chat a démontré sa capacité à s’adapter à la vie avec l’humain mais également avec ses congénères et avec d’autres animaux comme le chien.

Même si ce n’est pas ce qu’il préfère, le chat est tout à fait à même de se plier à la cohabitation animale, à condition tout de même que certaines de ses règles soient considérées, à savoir le respect de son rythme et de sa tranquillité entre autres.

Socialisation : la clé de la cohabitation animale

En premier lieu, qu’il s’agisse d’un chat de race ou d’un chat de gouttière, la socialisation d’un chaton est essentielle pour ses futures relations avec les humains et les autres animaux.

Mais qu’est-ce que la socialisation ? C’est la période pendant laquelle le chaton va intégrer tous les codes de comportements, d’émotions, d’interactions… liés aux félins. Contrairement aux idées reçues, il ne suffit pas que le chaton passe 3 mois avec sa mère pour être correctement socialisé. L’éleveur a également un rôle à jouer dans la socialisation du chaton.

Plus la socialisation du chaton a été bien réalisée, plus la cohabitation avec un autre chat ou un chien sera possible et naturelle. Dans le cas contraire, le chaton ou le chat trop effrayé par cet animal qu’il ne connaît pas pourra se montrer craintif voire agressif, générant une cohabitation difficile.

La cohabitation chien chat versus cohabitation entre deux chats

Ainsi, si la socialisation de votre chaton s’est réalisée convenablement, il n’y a aucune raison qu’il ne s’entende pas avec ses congénères. Sous couvert de respecter certaines conditions tout de même et de garder à l’esprit que même s’il accepte de cohabiter, le chat n’est initialement pas programmé en ce sens.

Et il en va de même pour la cohabitation chien chat, même si cette relation requiert une vigilance différente de la cohabitation entre deux chats. La cohabitation entre deux chats exige une attention concernant l’agressivité que les chats peuvent avoir l’un envers l’autre. La cohabitation chien chat consiste à veiller que le chien, sociable et joueur par nature, ne harcèle pas le chat et lui laisse des plages de repos et de tranquillité. C’est tout à fait possible, de nombreuses expériences contredisent l’expression “s’entendre comme chien et chat”.

La cohabitation entre deux chats

Quoiqu’il en soit, lors de l’introduction d’un chat dans le foyer d’un autre chat, il faut veiller à les présenter de manière homéopathique (petit à petit) de sorte que chacun ne se sente pas envahi par l’autre. Les laisser apprivoiser leur odeur respective sans pour autant qu’ils puissent se voir. Ce n’est qu’après que la présentation est possible, mais là encore avec beaucoup de patience et parcimonie.

Tout début de cohabitation entre deux chats n’est pas exempt de manifestations agressives. Les grondements, les feulements et les sifflements des chats sont des tentatives d’intimidations.

Ensuite il faut laisser le temps faire tout en gardant à l’esprit que leurs codes ne sont pas les nôtres. Un rapport de hiérarchie va s’établir naturellement. Aussi, il peut arriver que certaines situations nous paraissent étranges ou dures, alors que ce ne sont seulement que le reflet des rapports animaux.

La cohabitation chien chat

L’introduction d’un chien dans le foyer d’un chat ne sera pas non plus de tout repos. Le chien risque d’être excité par la présence du chat, mais le chat lui ne l’entendra pas de cette oreille et fera de la résistance. Au début en tout cas, le chat fera fi des appels aux jeux du chien. Et tout comme vu plus haut, le chat risque de feuler et de gronder pour tenir le chien à bonne distance.

Une fois passés les moments de frayeur, d’observation et d’acceptation, l’atmosphère redeviendra sereine et paisible. Cependant, ils ne deviendront peut-être pas les meilleurs amis du monde, mais sauront vivre ensemble. Des cachettes spéciales et des refuges en hauteur pour le chat maximiseront les chances d’une cohabitation chien chat réussie.

Certaines races de chats sont plus enclines à la cohabitation animale, car plus sociables et plus patientes. C’est le cas du Ragdoll, de l’Himalayen, du Persan, l’American Curl, de l’Abyssin, du Sacré de Birmanie, du Bombay, de l’American Shorthair ou encore de l’Angora Turc qui sont des chats de race particulièrement doux et gentils. Leur caractère tranquille, sympathique et joueur leur permet d’accepter les autres animaux ainsi que les enfants sans aucune difficulté.

Les relations chat bébé et chat enfant : choisir le chat idéal

Les bénéfices d’une relation chat enfant

Malgré sa réhabilitation, le chat est encore victime de préjugés. Ainsi, le chat serait allergisant, il serait vecteur de la toxoplasmose et il serait agressif et dangereux pour les enfants. Il serait même taxé de tueur de bébé en s’allongeant dans le berceau pour les étouffer. Certaines idées reçues sont fausses et infondées, quant aux autres il convient de les nuancer.

Chat et grossesse : une relation pas si étonnante

Il ne faut pas redouter d’avoir un chat en cas de grossesse. D’autant plus si vous affectionnez les chats, il serait dommage de renoncer à cet animal de compagnie. Toxoplasmose et grossesse ne vont pas ensemble c’est vrai, et le chat est certes un vecteur de la toxoplasmose, mais il faut raison garder. Il est bien loin d’être le seul : les crudités mal lavées, les viandes mal cuites, les charcuteries entre autres.

Aussi tant que la femme enceinte reste loin de la litière, elle n’a pas de crainte à avoir. D’autant que si elle a déjà eu la toxoplasmose (très souvent sans le savoir), elle est totalement immunisée et par conséquent le bébé aussi. Chat et grossesse, en revanche font bon ménage. La seule présence d’un chat aurait même la faculté de tranquilliser les femmes enceintes. Le ronronnement du chat a, paraît-il, des vertus apaisantes sans pareilles.

Relation chat bébé : apprentissages et rapprochements

Tout comme la présence d’un chat n’est pas incompatible avec un bébé ou des enfants, bien au contraire. D’autant que le chat est un animal de compagnie idéal pour un bébé qui grandira sans peur des animaux.

De plus, le chat est véritablement acteur dans l’éveil d’un bébé. En effet, le bébé recherchera le chat et nouera instinctivement une relation. Relation qui va perdurer et s’approfondir avec le temps. Et s’il est conseillé de ne pas laisser le bébé seul avec un chat c’est peut-être avant tout parce qu'il convient de ne pas laisser un bébé seul.

Relation chat enfant : un lien magique

Plus tard pour l’enfant, le chat ne sera pas un simple animal de compagnie mais bien un membre à part entière de la famille, ce qui entre en compte dans son apprentissage de la reconnaissance de “l’autre” mais également du monde animal.

Il sera aussi un copain joueur et malicieux, un confident discret et digne de confiance et l’un des seuls êtres en mesure de le consoler. De plus, au contact du chat, l’enfant apprend la patience et le respect de l’individu, car le chat n’est pas un animal de compagnie que l’on peut contraindre.

Le chat idéal pour les enfants

Mais existe-t-il une race de chat idéale pour les bébés et les enfants ? Certaines races de chats, de par leur caractère particulièrement sociable et patient, leur tempérament affectueux et joueur sont plus propices que d’autres à devenir l’animal de compagnie préféré des familles et à fortiori des enfants.

Et si certaines allergies peuvent faire craindre la vie avec un chat, il a été reconnu depuis quelques années que la vie avec des races de chats hypoallergéniques était possible. Ainsi, l’allergie ou l’intolérance aux chats n’est plus une fatalité.

S’il a été prouvé que l’allergène des chats était la protéine Fel d1 qui se trouve dans la peau, la salive, l’urine et non les poils, les chats hypoallergéniques ont la particularité de sécréter cette protéine en moindre quantité. Ajouté à cela la propriété de ne pas perdre les poils, le risque d’allergie aux chats est grandement diminué.

En résumé, une fois les préjugés dépassés, il n’est pas difficile de se rendre compte combien les chats sont une mine de bienfaits pour les femmes enceintes, les bébés et les enfants. Laissez-vous faire, laissez-les faire et constater à quel point c’est vrai !

Pas facile finalement de choisir entre toutes ces races de chats plus fascinantes les unes que les autres. Le plus simple est écouter ses goûts et ses envies dans un premier temps. Il faut également prendre en compte le futur habitat et les contraintes éventuelles. Se renseigner sur les caractères qui s’adapteront le plus facilement à la cohabitation avec d’autres animaux et aux relations chat enfant, si besoin.

Une fois tous ces éléments réunis, vous n’êtes pas à l’abri de vivre de merveilleuses années de complicité avec votre animal de compagnie. En attendant, faites notre test “Quelle race de chats est faite pour vous ?”.

Enfin, vous pouvez aussi consulter notre guide complet pour choisir la race d'un chien ou nos autres articles.